mardi 17 mars 2015

Se soigner au naturel: un cout financier

Quand on commence à entrer dans une démarche plus naturelle, plus écologique, mais aussi plus simple, plus minimaliste, on fait des économies.
C'est un fait.
On s'en rend compte facilement et rapidement en cuisine, par exemple.
Dans la salle de bains encore plus, une fois qu'on a éliminé la plupart de ses produits cosmétiques.

Il y a un domaine pourtant, où essayer de se simplifier la vie, et consommer plus de produits naturels coûte plus cher, c'est malheureusement la santé.
Qu'on s'entende bien, je parle d'économies pour VOUS, votre petit porte-monnaie, pas pour la Sécurité Sociale!
C'est bien dommage, mais quand on décide de se soigner autrement, c'est bien son propre argent qui part, et pas celui de la collectivité (qui est pourtant bien contente de faire des économies!)

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas foncièrement anti-médicaments. Je pense évidemment qu'ils ont leur utilité dans certains cas.
Je vais parler un peu en général, pour une famille comme la notre, qui n'a pas de problèmes de santé particuliers.

J'ai fait ce triste constat il y a quelques mois.

Alors que je trainais des infections urinaires à répétition depuis des années, la médecine traditionnelle a été incapable de me soigner.
Cela a commencé il y a 5 ans. J'ai commencé à faire des infections urinaires environ 4 fois par an. J'allais alors chez mon médecin à chaque fois, afin qu'il me prescrive un antibiotique, la seule chose qui pouvait alors me soulager.
On peut dire que la Sécurité Sociale a été généreuse: en 5 ans j'ai dû "consommer" une quinzaine de consultations de mon médecin généraliste, sans compter les analyses d'urines (6 je crois), une urographie intraveineuse (qui n'a rien révélé), + une quantité astronomique d'antibiotiques. Ma gynéco a même fini par me mettre 6 mois complets sous antibiotiques, soi disant pour désinfecter à fond ma vessie.
Sauf que 3 semaines après la fin du traitement, l'infection revenait!
J'ai aussi été consulter un urologue: 5 minutes à l'hôpital (en ayant attendu le RDV 3 mois), pour me prescrire de l'antibiotique d'avance, et me dire de le prendre quand ça reviendrait!

Ce n'était plus possible!!!

Malgré les conseils de prévention qu'on m'avait donné, ces satanées infections revenaient toujours!
C'est alors que mon médecin a eu un éclair de génie et m'a orientée vers une ostéopathe spécialisée dans les voies uro-génitales.
En 2 consultations c'était réglé!
Mes organes étaient en effet mal positionnés, elle a mis 2 séances à me remodeler tout ça, et actuellement, cela fait 6 mois que je ne suis plus embêtée!

Bilan: au cours des 5 dernières années, la Sécurité Sociale a dépensé pour moi des centaines et des centaines d'euros, pour un résultat totalement inefficace.
Avec l'ostéopathe, j'ai dépensé 56€ la séance. 30€ par séance me sont remboursés par la mutuelle.
Cela m'a quand même fait débourser 52€ de ma poche en 2 mois.
Mais au moins ça a marché.

Autre exemple: les petites maladies de l'hiver.
Avant, nous ne prenions rien en prévention. Nous attendions d'être malades pour consulter le médecin.
Pour moi, ça arrivait environ 2 fois dans l'année, pour les enfants, ça pouvait être plus.
Pour notre famille, on comptait donc 6 ou 8 consultations chez le médecin dans l'année rien que pour les maladies de l'hiver: gastros, rhumes, sinusites, trachéites, etc...
Depuis, j'ai investi dans des huiles essentielles.
Pour voir comment nous n'avons pas vu le médecin de l'hiver grace à la prévention et à 3 petites huiles essentielles, je vous laisse consulter cet article, que j'ai écrit il y a un mois. 
Coût pour la Sécurité Sociale avant: des centaines d'euros.
Coût pour moi avant: 2 ou 3 sirops pour la toux qui n'étaient pas remboursés et s'avéraient totalement inefficaces.
Coût pour la Sécurité Sociale maintenant: 0€
Coût pour nous: environ une quinzaine d'euros pour les huiles essentielles. Un flacon de chaque me dure l'année et peut-être même un peu plus, difficile de chiffrer.

Encore un exemple:
En ayant changé mon alimentation, étant passé à un régime végétarien, et même presque végétalien, je dois me complémenter en vitamine B12.
Vitamine qui, bien sûr, n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale, et me coûte environ 60€ à l'année.
Pourtant, je suis persuadée qu'à long terme, grace à mon alimentation, je vais faire gagner de l'argent à la collectivité: moins de surpoids, moins de cholestérol, moins de maladies cardio-vasculaires, sans compter que mon immunité est renforcée, donc moins de petites maladies (voir point ci-dessus).

Dernier exemple en date: la consultation d'une naturopathe.
Pour voir le compte-rendu de ma 1ère visite chez la naturopathe, c'est !
65€ de ma poche pour m'entendre délivrer des conseils fort utiles sur l'hygiène de vie et l'alimentation, ce qui me permettra d'être encore moins malade, et donc de coûter encore moins cher à la Sécu!

J'ai pas mal réfléchi à la question ces derniers jours, et j'en ai retiré les points suivants:
  •  Pourquoi est-ce que tout cela m'énèrve??? Peut-être tout simplement parce que, comme tout le monde, je suis habituée à ne rien débourser pour ma santé! Depuis toujours, je n'ai qu'à dégainer une petite carte verte et hop! Tout est remboursé!
A l'heure actuelle, on ne se rend même plus compte du coup que NOUS faisons peser sur la collectivité!
C'est lorsque nous devons ouvrir NOTRE petit porte-monnaie personnel, que nous ouvrons les yeux.
  • Je prends conscience de la force des habitudes ancrées, et de la puissance des lobbies pharmaceutiques. Il y a un médicament pour chaque problème. Les personnes ne prennent même plus la peine de réfléchir à leur mode de vie, ni d'agir en prévention pour garder une bonne santé.
Le systême tourne complètement dans le mauvais sens, et c'est la fuite en avant.
Des millions et des millions d'euros sont littéralement gâchés par la Sécurité Sociale, qui ferait mieux de revoir son fonctionnement dans son ensemble plutôt que de sur-communiquer à propos de quelques fraudeurs.
  • Je pense sincèrement que la santé est à la fois un problème personnel (à chacun de se responsabiliser et de se prendre en charge pour rester en meilleure santé possible), mais aussi un problème collectif, qui ne devrait pas être fonction de ce qu'il y a sur son compte en banque.
En effet, personnellement, je peux me permettre de faire ce que j'ai fait cette dernière demi-année, c'est à dire consulter 2 fois un ostéopathe, et bientôt 2 fois la naturopathe, acheter des huiles essentielles et de la vitamine B12.
Qu'en est-il des personnes qui ont vraiment de très, très petits revenus? Des personnes qui ne peuvent pas, comme moi, dépenser 200€ pour prendre soin de leur santé?

  • Malgré tout, et pour finir sur une note positive, je suis satisfaite d'agir comme je le fais.
Je suis satisfaite pour plusieurs raisons:
- Tout d'abord, même si je n'en tire pas de bénéfice personnel, je suis contente de faire faire des économies à la collectivité.
- Je suis aussi contente d'avoir pu évincer quasiment tous les médicaments de ma vie et de celle des enfants. Je n'ai qu'une confiance limitée dans ces derniers.
- Je suis satisfaite également parce qu'en faisant cela, je me rapproche de plus en plus des besoins de mon corps, sans passer par le traditionnel symptome-médoc.
- Je suis en phase avec moi-même dans le sens où j'exerce mon esprit critique et me donne l'impression de lutter contre un systême qui ne me convient pas. Alors d'accord, j'y perds de l'argent, mais cet argent, je le donne à des professionnels qui font réellement du bien aux gens, et j'achète des produits qui n'engraissent pas des firmes sans scrupules (et je ne vous parle même pas des tests sur les animaux).
L'argent est un outil, comme je l'évoquais dans cet article sur ma vision de l'argent.

Enfin, je me dis que quand on veut vivre autrement, ce n'est pas uniquement pour faire des économies.
C'est surtout pour se recentrer sur l'essentiel, et quoi de plus essentiel que la santé?

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