vendredi 10 juillet 2015

Sortie scolaire, pique-nique propre et réflexion véganisante!

La semaine avant les vacances, j'ai accompagné la classe de mon fiston à une sortie scolaire.
Il y avait 3 classes. Le matin, on a fait de la pêche à pied, ensuite on aurait dû faire des châteaux de sable sur la plage mais la chaleur caniculaire a entraîné un changement de programme: on a passé l'après-midi dans un parc ombragé.

C'est bien connu, ce que les enfants préfèrent dans les sorties scolaires, c'est le pique-nique! On a essayé de rendre le notre le + zéro déchet possible!

Voici le pique-nique de mon fils:


Dans le détail:


Un sandwich au jambon (pour mon fils évidemment, pour moi c'était sandwich au houmous!) au pain maison et cornichons artisanaux!
Pas assez de boites en plastique à disposition à la maison, j'ai donc voulu me rabattre sur un sac plastique pour emballer ce sandwich, mais je n'en avais pas non plus!
VDM de l'écolo: à force de refuser tout sac plastique, partout, tout le temps, eh bien ce qui devait arriver arriva: aucun sac plastique à la maison!
En dernier recours, je me suis donc rabattue sur des sachets de la biocoop!


Une petite salade dans un pot en verre: riz en vrac, carottes / salade / radis du jardin.

Autrement il y avait:
  • Des chips dans une boite en plastique
  • Sa gourde (jamais de bouteilles en plastique chez nous)
  • Une banane
*      *      *
 
Le matin, on m'a attribué un groupe de 5 enfants à encadrer pour la pêche à pied.
J'avais donc mon fils + 4 autres enfants, 4 filles entre 8 et 9 ans. Mon fils a 7 ans.
 
J'ai eu la très grande joie d'expérimenter alors le veganisme naturel des enfants.
Déjà, ils étaient tous super enthousiastes et ravis par cette occasion de crapahuter sur les rochers, à la découvertes de bestioles cachées dans les flaques!
En l'espace d'une heure, je pense que j'ai eu droit à une cinquantaine de "Regarde! Regarde!" à chacune de leurs découvertes extraordinaires.
 
La directrice avait dit qu'ils pourraient ramener l'objet de leur pêche sur la plage à la fin de la matinée pour présenter aux autres.
Cela m'a gênée, car autant je trouve ça super de regarder les animaux dans leur milieu naturel, autant je peux tolérer qu'on prenne un crabe et qu'on le mette dans un seau quelques minutes pour l'observer, autant laisser végéter ces bestioles une heure ou deux dans un fond d'eau tiède, c'est la mort assurée.
C'est ce que j'ai expliqué à mon groupe, en m'attendant à avoir droit à une soupe à la grimace.
Eh bien pas du tout! C'est avec une très grande logique qu'ils m'ont tous répondu que: "Ben oui, on va pas les faire mourir quand-même!!!"
Et cela ne les a pas empêché de pêcher pendant presque 2h, de s'extasier à chaque trouvaille, de trouver des crabes et de les mettre dans des seaux.
On a même fait une expérience en mettant 2 gros crabes dans un seau. Quand ils ont commencé à se grimper dessus, les filles se sont écriées: "Oh, il se font des câlins!!!" (c'est mignon, une fille^^)
Sauf que quand ils ont commencé à se dresser sur leurs pattes arrières, elles ont vite compris qu'ils se battaient et se sont empressées de les relacher à bonne distance l'un de l'autre!
 
Je pense que notre groupe était le seul à ne pas avoir ramené le fruit de sa pêche.
Mais je n'ai senti aucune frustration chez mes loupiots. Ils ont regardé vite fait la pêche des autres, mais sans plus: en fait ils étaient pressés d'aller pique-niquer!!!
 
Un des groupes a trouvé une étoile de mer. Les instits ont laissé les enfants la manipuler.
Au bout d'un moment, je me suis écriée (en fait j'ai pensé à voix haute): "Mais elle est morte, là!"
Ce à quoi une instit a répondu: "Oui, en passant dans des dizaines de mains crêmées, elle n'a pas dû survivre longtemps!"
Ca m'a rendue triste.
 
Mais je garde malgré tout un super souvenir de cette sortie et de mon petit groupe.
Les enfants sont extrêmement maléables.
Si on les met dans une notion de compétition, de négligence du vivant (quand on leur demande de ramener leur peche sur la plage, par exemple), ils écoutent l'adulte, ils se conforment. Ainsi ils peuvent se mesurer l'un à l'autre (qui a ramené le plus? qui a ramené quelque chose de plus intéressant que son voisin?), et ne réfléchissent même pas au fait que ces crabes, crevettes, étoiles de mer, sont des êtres vivants, pas des objets, et que les sortir de leur milieu entraine leur mort.
 
En leur donnant une alternative et en leur expliquant pourquoi, je suis persuadée que la grande majorité des enfants se tournerait vers la préservation du vivant.

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